Cassiopée-A

SN 1671 est la deuxième supernova la plus récente dans la Voie lactée

La supernova n'ayant pas été observée à l'époque de l'explosion, ce n'est que près de trois siècles plus tard, en 1947, que le rémanent fut découvert en radio, où le nom de Cassiopée A lui fut attribué ainsi que le nom de 3C 461. 

La raison pour laquelle l'explosion de la géante rouge en supernova n'a pas été observée à l'époque, n'est pas connue à ce jour. Il est probable que sa magnitude apparente n'ait pas dépassé 5, ce qui au vu de sa distance en ferait une supernova moins lumineuse que les étoiles ordinaires les plus brillantes. On pense que son éclat a dû être obscurci par la matière interstellaire.

Sa contrepartie optique, très faible, ne fut découverte que trois ans plus tard, en 1950, après un positionnement plus précis de la source radio.

Le rémanent est aussi catalogué sous la référence G111.7-2.1, correspondant à ses coordonnées galactiques.

Le cœur du rémanent de la supernova est fortement soupçonné d'être une étoile à neutrons, même si le signal d'un pulsar n'a pour l'heure pas encore été découvert. 

Cassiopée A est une source radio, la plus forte du ciel après le Soleil, située à une distance d'environ 11 000 années-lumière.

L'étoile à l'origine de Cassiopée A est une supergéante rouge d'au moins 8 masses solaires, dont la lumière de l’explosion est parvenue sur Terre il y a environ 300 ans. Cette supernova ne semble pas avoir été remarquée par les astronomes de l'époque, alors même qu'elle a bénéficié de conditions d'observations très favorables.

L'étude de la vitesse d'expansion des couches éjectées par la supernova permet de dater l'explosion de la géante rouge en 1667 environ, ce qui fait que l'événement est parfois aussi appelé SN 1667, parfois suivi d'un point d'interrogation (SN 1667?) pour signifier que la date n'est pas connue avec certitude.

Ici une Photo prise par le téléscope Hubble.low_full_jpg